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SOS - Torture / Burundi n°63

février 2017

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SOS - Torture / Burundi
Numéro 63 du 18 au 25 février 2017

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Ce rapport de SOS-Torture couvre la période du 18 au 25 février 2017 concernant les violations des droits de l’homme qui continuent à se commettre en toute impunité au Burundi.

Le rapport évoque les arrestations arbitraires au nombre de vingt-deux (22) au cours de la période concernée et dans différentes localités du pays. Parmi ces arrestations, quatorze (14) sont liées à des mobiles politiques puisqu’il s’agit de militants du parti d’opposition FNL arrêtés à Ngozi et à Rumonge, respectivement au nord et sud-est du pays. Seuls les militants FNL de Rumonge ont eu la chance d’être relâchés. A ces arrestations s’ajoutent des militants FNL qui ont subi un traitement inhumain et dégradant, tabassés à Gisuru (Ruyigi) par des miliciens Imbonerakure sur ordre de l’administrateur communal.

Au nombre des arrestations arbitraires, SOS-Torture Burundi relève une vaste rafle menée au centre-ville de Bujumbura, avec pour but le rançonnement de la centaine de personnes arrêtées. Le rapport détaille aussi des incidents graves survenus à la prison de Rumonge où les policiers qui montent la garde à cette prison ont tiré à balles réelles sur des détenus, faisant trois blessés dont un grièvement.

Au cours de la période, SOS-Torture Burundi note deux (2) cas d’assassinats à Bujumbura et à Gitega. Les victimes sont toutes des femmes, mères de familles. L’une des victimes était cadre de la société étatique de gestion de l’eau et de l’électricité Regideso.

Le rapport évoque aussi le cas des nouvelles expulsions des habitants de la localité de Kagaragara de la commune Gihanga à Bubanza. L’administration a chassé plus de cinq cent (500) familles sans pouvoir les reloger. La même opération avait été menée au mois de décembre 2016. Il s’agit d’un traitement inhumain qui ne tient pas compte de la vulnérabilité de ces habitants notamment les femmes et les enfants qui composent la plus grande partie de ces ménages.

Pour consulter tous les rapports :http://sostortureburundi.org/

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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